Reconfinement, journées qui raccourcissent, froid qui s'installe... Quelques tips pour garder le moral !


Une horloge interne déréglée, une tendance plus prononcée aux fringales, une baisse radicale
de la sérotonine – l’hormone de la bonne humeur – moins d’énergie et de libido, voici un vaste
échantillon des symptômes liés au trouble affectif saisonnier auquel il est malheureusement
difficile d’échapper. En France, la dépression saisonnière toucherait en moyenne 1 personne
sur 10. S’il est parfois nécessaire de consulter un psychologue, les journées qui raccourcissent,
des températures en chute libre et le confinement, mettent en berne l’humeur de tout un
chacun. Le blues de l’hiver fait son grand retour et il est temps de le contrer !

Chercher la lumière du jour

La baisse de moral en hiver est due principalement à l’absence d’exposition à la lumière. En
effet, une bonne journée ensoleillée d’été procure 100 000 lux, une journée ensoleillée d’hiver
seulement 15 000 lux et l’éclairage intérieur d’une maison, environ 200 lux. Difficile donc de ne
pas être carencé. Déjà pour pallier cela, l’une des premières initiatives à prendre est d’ouvrir les
volets voire même les fenêtres. Si la température extérieure freine votre motivation, il suffit
d’enfiler un pull. Sachez qu’il demeure nécessaire d’aérer son intérieur, même en hiver. Ceci
afin de prévenir les petits maux respiratoires. Ensuite, prendre le temps pour une petite balade
est également un bon moyen pour capter, ne serait-ce qu’un peu, la lumière du jour.


Adopter la luminothérapie

Parfois, malgré les efforts fournis, l’apport en lumière du jour peut s’avérer insuffisant. Il suffit
alors de se procurer une lampe de luminothérapie. Il en existe de différents modèles et
intensités, la plupart coûtant une centaine d’euros. Si certaines sont pensées pour couvrir les
besoins d’une seule personne, d'autres peuvent même être utilisées en famille. Les lampes de
luminothérapie sont assez simples d’utilisation puisqu’il suffit de les placer dans une pièce et de
vaquer à ses occupations. Cependant, lors de l’achat, il faut tenir compte de leur puissance. Si,
avec certaines, 30 minutes d’exposition sont suffisantes pour ressentir les premiers effets, avec
d’autres, il faudra quelques heures.

Soigner son assiette


Les longues journées et soirées passées à la maison influent considérablement sur le contenu
de notre assiette. Si en effet, le corps nécessite davantage de calories l’hiver, c’est dans une
certaine mesure. Inutile de remplir ses placards avec une tonne d’acides gras saturés et
d’aliments sucrés. Le plaisir qu’ils procurent est éphémère, mais les kilos pris, eux, sont
durables ! S’il y a bien une activité qui se prête à la situation actuelle, c’est la cuisine. Bonne
pour le moral, créative, elle permet non seulement de contrôler la qualité des ingrédients tout en
se faisant plaisir sur le plan gustatif. Intégrer des plats riches en Oméga 3 et tryptophane, un
bon apport en vitamine C, D, B6, B9 et B12 est également vivement conseillé afin de pallier la
baisse de tonus.

Maintenir les liens sociaux

Le contact social est de loin la meilleure parade contre la déprime. Si par les temps qui courent,
il n’est pas évident de toujours maintenir une vie extravertie, internet permet tout de même de
communiquer régulièrement avec ses amis. Sans prôner les séances de scrolling sur les
réseaux sociaux qui n’apportent pas grand-chose, il est néanmoins possible d’organiser des
vidéoconférences avec ses proches. Loin d’être ringards, les Skypéros – avec modération bien
entendu –, sont un vecteur de liens sociaux et d’excellents leviers pour combattre la morosité
ambiante. Aussi, il faut garder à l’esprit que chez la plupart des personnes le moral n’est pas au
beau fixe ! Vous n’êtes donc pas seul.
Et pour ceux qui préfèrent une ambiance plus intimiste, il reste toujours le bon vieux téléphone.

Écouter de la musique


Nombreux sont les bienfaits de la musique et il serait dommage de s’en priver ! Elle favorise la
qualité du sommeil et réduit le stress notamment en faisant baisser le cortisol, elle nous rend
plus créatifs, plus sociables et certains sons contribuent même à libérer de la dopamine. En
effet, qui n’a jamais été parcouru d’un frisson en écoutant une chanson ? Question playlist, vous
avez l’embarras du choix. Les tubes de l’été sont indémodables pour la joie et la bonne humeur.
Il est aussi possible d’opter pour les grands classiques. Si vous pratiquez un instrument, c’est
encore mieux. À noter que s’il est vivement conseillé de s’abstenir d’écouter tout titre trop
larmoyant et déprimant, la musique triste aurait des vertus sur nos capacités de concentration.
À méditer !

Commencer le yoga

Outre la musique, le yoga est aussi une excellente activité pour se ressourcer tout en palliant le
manque d’exercice dû au confinement. Si vous avez des a priori ou êtes un peu réticente à
vous lancer dans cette pratique qui vous paraît obscure, il est tout à fait possible de s’initier à
distance sans matériel particulier si ce n’est un petit tapis et un peu d’espace à la maison. Sur
YouTube, il existe un tas de vidéos expliquant les postures les plus basiques, accessibles à

tous. Si vous ne deviendrez pas une éminente yogis en quelques heures seulement, vous vous
sentirez certainement mieux une fois quelques séances effectuées. Après tout, s’il y a près de 3
millions d’adeptes du Yoga en France, ce n’est pas pour rien.

Essayer l’aromathérapie


En usage interne ou externe, les huiles essentielles permettent d’endiguer les baisses de moral.
Il est possible d’en trouver en pharmacie ou dans n’importe quel magasin bio. La marjolaine à
coquille, par exemple, malgré ses senteurs assez particulières présente des effets sur le stress
et les états de nervosité. Il est aussi possible de citer l’Ylang-ylang, la verveine, le millepertuis
ou la fleur de Bach pour leurs propriétés apaisantes. Et si vous manquez d’énergie, l’huile
essentielle de menthe poivrée est un excellent remède. Elle est aussi très efficace pour lutter
contre les maux de ventre ou encore les nausées.

Libérer ses pensées négatives

À cause d’une humeur plus capricieuse, il n’est pas rare de voir ressurgir des souvenirs
douloureux et d’avoir une très forte envie de se morfondre. Taire ses sentiments ou réfréner ses
émotions peut alors être très tentant, mais c’est loin d’être une solution sur le long terme. Pour
outrepasser ce cercle vicieux, il faut apprendre à extérioriser son ressenti. Sans se lancer dans
l’écriture de son autobiographie, coucher sur un papier quelques mots, réflexions ou idées peut

représenter une parfaite catharsis. De même que le dessin ou la peinture qui sont de
remarquables loisirs pour, d’une part exprimer votre créativité et, de l’autre, faire exploser toutes
les pensées négatives qui sommeillent en vous. La méditation et la réflexologie sont également
des pistes à explorer.










 

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